Le seul titre des éditions Charleston que je lis de cette rentrée littéraire, en ayant reçu deux mais en ayant lu qu'un seul avec "Paillettes" de Pauline Liétar qui avait l'air sympathique. C'est donc officiellement le tout dernier titre que je lis de la rentrée littéraire avant de m'envoler pour la Corée. J'en ai encore pleins des sympas qui m'attendent que je découvrirai fin d'année en rentrant, j'ai de quoi faire. Pour "Paillettes", l'histoire de la relation entre une mère et sa fille, m'a vite fait penser à "La bonne mère" de Mathilda di Matteo que j'avais lu en début de rentrée litt, on suit donc Corinne aka Coco et sa fille de 13 ans Kalindra.
Un peu comme dans "La bonne mère" Coco, comme Véro, est un peu une cagole, fausse blonde, jurant par le maquillage, les vêtements voyants et colorés, la chirurgie esthétique et vivant vraiment pour soi. Dans "Paillettes" cet aspect cagole, égoïste de la mère est encore plus présent, et Kalindra sa fille que sa mère a élevée seule, est un peu la mère de sa mère. Une jeune ado dégourdie, mature, habituée à rentrer chez elle sans que sa mère soit là, qu'elle découche, qu'elle doive faire les courses à sa place. Une vie pas simple pour l'ado au collège, vivant avec sa mère dans un tout petit logement avec une seule chambre. L'ado a donc sa chambre tandis que sa mère dort au salon. Sa mère aide-soignante est bien occupée à séduire des hommes riches et/ou mariés, pour être à l'abri du besoin et recevoir sa dose de paillettes.
Une mère donc à la personnalité assez égoïste, vivant pour elle-même, voulant séduire à tout prix, se rendant compte que le temps passe, n'hésitant pas, donc, à "améliorer" des éléments sur son corps et visage pour continuer de plaire, à coups de crédits à la consommation, dont elle n'a pas d'argent pour les rembourser. Elle quémande régulièrement de l'argent à ses parents vivant en campagne qui déplorent la vie de leur fille. Une attitude très immature, Kalindra est donc forcée malgré elle d'être la personne responsable des deux. Bonne à l'école, meilleure amie avec Domitille fille de son âge vivant dans un 250 mètres carrés avec ses parents et ses six frères et sœurs, la jeune fille a une vie aux antipodes de la sienne. Fille d'une famille désargentée, n'ayant que le nom de famille à particule de la mère, la famille vivant dans l'appartement de la grand-mère et ayant bien du mal à vivre correctement. Deux types de familles en apparence opposées, qui ne le sont finalement pas tant que ça.
C'est donc l'adolescente de 13 ans qui va à l'école, ramène des bonnes notes, fait du parkour, fomente avec Domitille le vol d'objets de valeur pour aller dans un camp de vacances au Portugal, ayant appris que des secrets hantent sa naissance, et que là-bas elle en saura plus. Une fille débrouillarde, ayant la tête sur les épaules et étant bien au courant de la vie pas simple qu'elle vit, sans père dans un petit logement avec une mère cagole qui ramène plusieurs mecs à la maison. Une relation de copines plutôt que de mère-fille noue Coco et Kalindra dans un texte émouvant et drôle.
Une lecture que j'ai faite rapidement qui m'a fait rire, m'a émue, un texte facile pour tout type de personnes. Un personnage très sympathique qu'est Kalindra et bien moins pour sa mère, deux sortes d'opposées dans ce roman. Une lecture fluide, originale et attachante que je vous conseille.
"Pailletets" de Pauline Liétar, 19€

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