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Articles

Affichage des articles du décembre, 2023

Que notre joie demeure

 J'ai emprunté ce livre à la librairie, vous commencez à connaître, j'étais intriguée par la couverture, et par le fait qu'il ait reçu autant de prix, à savoir, le Prix Décembre, Prix de la Page 111 et le fameux Prix Médicis. Je n'avais jamais entendu parler de Kevin Lambert, écrivain canadien, et je me suis dit que c'était l'occasion de lire quelque chose de différent. L'avantage du métier quoi. Le pitch paraissait plutôt intéressant, basé sur la haute classe canadienne, qui pèse dans la game, avec entre autre Céline Wachowski, célèbre architecte qui a créé un empire, et fait partie du club fermé des 3000 milliardaires sur cette planète. Cette femme de bientôt 70 ans, est crainte, aimée, respectée, mieux vaut l'avoir comme amie plutôt qu'ennemie. Une sorte de Miranda Priestly, en somme. Une femme très influente qui a réussi, possède sa propre série Netflix, des contrats dans le monde entier et réunit les foules.  Le roman est assez difficile à lire

Impossibles adieux

 Nouvel article, nouveau roman de chez Grasset. C'est pas commun pourtant que je lise un livre de cette maison d'édition, et là, deux de suite. Dès que mon collègue de la litté étrangère a reçu ce livre avec en bandeau "Prix Médicis étranger", j'avais très hâte de le lire, d'autant qu'il s'agit d'un roman coréen, l'envie était d'autant plus présente. " Résidence Saha " n'avait pas été un coup de cœur, adorant pourtant Cho Nam Joo, mais le topic bien dystopique ne m'avait pas trop emballée. Ce roman-ci se déroule en hiver, sur l'île de Jeju que j'ai moi-même visitée, j'avais donc hâte d'en savoir plus. On suit Gyeongha, qui un matin de décembre reçoit un message de son amie Inseon, gravement blessée à la maison, transférée d'urgence au sein d'un hôpital séoulite. Habitant l'île de Jeju, mais la blessure étant trop grave, celle-ci n'a pas eu d'autre choix que de quitter précipitamment son

L'embaumeuse

 J'ai lu ce court livre de 170 pages récemment, au début en pause repas, qui contrairement à "Je serai toi", j'ai pu bien le commencer à cette occasion, et comme l'autre roman, je l'ai ramené chez moi pour le finir. On l'a eu en service presse, et j'avoue que le titre m'a interpellée. Une grosse référence à l'Egypte antique, et go il m'a eue. Juliette Cuisinier-Raynal l'autrice, nous partage dans ce joli livre, son quotidien. Thanatopractrice de métier, elle nous livre son quotidien, ainsi que des anecdotes de ce métier si peu connu. Ayant personnellement du mal avec la mort, je ne pensais pas lire ce genre de livre, et en fait j'ai appris pas mal de choses et ai beaucoup aimé ma lecture. Etant passé par plusieurs métiers, après avoir créé des bijoux, notre autrice nous raconte comment, après avoir vécu deux morts proches d'elle, sa grand-tante et sa mère, elle a envisagé la mort comme belle. Attirée depuis toujours par la civil

Je serai toi

 J'avais vu ce livre dans notre rayon polar à la librairie, et il avait l'air pas mal du tout. On l'a en plus reçu en service presse, j'ai donc décidé de commencer à le lire. Au départ, j'ai commencé à lire quelques pages en pause déjeuner et j'ai décidé de le ramener chez moi, pour enfin avancer un peu plus que seulement quelques pages. Le pitch est plutôt intéressant, bien que un peu cliché et pas si original puisqu'il évoque la gémellité. Ce n'est pour autant pas une enquête criminelle où on retrouve un ADN qui n'est finalement pas celui de la personne à laquelle on pense mais à son jumeau ou jumelle, mais pour autant la gémellité prédomine dans ce roman.  On suit Elli et Sam, deux femmes de trente ans, jumelles, américaines, blondes, californiennes. Enfants, elles étaient des enfants stars, repérées sur la plage par un agent, Harriet, qui les a propulsées sur le devant de la scène pendant des années, jouant dans une série à succès, où les deux fi

Tant que le café est encore chaud

 Un tout petit roman cette fois-ci, avec le fameux "Tant que le café est encore chaud" de Toshikazu Kawaguchi qui a écrit également deux livres qui sont la suite de celui-ci. Un autre est une bonne idée, mais pousser l'idée jusqu'au bout du bout avec trois livres sur le même sujet... Bon... Certes l'idée est bonne et accrocheuse, et on a envie d'en savoir plus.  Dans une petite ruelle de Tokyo se trouve le tout petit café en sous-sol, Funiculi Funicula, autour duquel pas mal de légendes tournent. L'établissement serait en effet doté d'étranges pouvoirs. Y déguster un bon café chaud pourrait vous faire voyager dans le temps, et vous permettre de revivre une scène en particulier. Le roman est divisé en quatre chapitres, focalisé sur quatre situations de personnes souhaitant remonter le temps. Le premier chapitre est concentré sur un couple d'amoureux. Fumiko se rend au café, souhaitant changer la scène de rupture entre elle et son copain ayant décidé

L'indésir

 Second roman emprunté au magasin à l'occasion de la rencontre autrices, qui lorsque j'écris cet article n'a pas encore eu lieu mais qui aura déjà eu lieu lorsque l'article sera paru. Après "Dès que sa bouche fut pleine" de Juliette Oury, il s'agit de "L'indésir" de Joséphine Tassy, qui tout comme le précédent, est un premier roman. Un roman original, moins que l'autre bien sûr, que j'ai beaucoup aimé. Premier roman que je lis de la maison d'édition "L'iconoclaste", que je ne connaissais pas.  Dès le début du roman, les bases sont posées. Nuria rentre de boite de nuit, a ramené un mec chez elle et s'apprête à faire des choses avec lui. Lorsqu'un coup de téléphone surgit dans la nuit. On la prévient que sa mère est morte. Sa mère qui ne l'a pas élevée, qu'elle ne voit plus depuis des années. Elle ne réalise pas. Cette nouvelle ne lui fait ni chaud ni froid. Après tout, est-on triste pour des personnes

Dès que sa bouche fut pleine

 Un livre un peu différent dans cet article, puisqu'au moment où je l'écris, je vais rencontrer l'autrice de ce roman dans quelques jours à la librairie où je travaille. Super nouvelle donc, j'ai hâte. Il s'agira d'une double rencontre, avec une autre jeune femme dont je lis le livre en ce moment, dont je vous parlerai bientôt par ici. Tous deux sont deux premiers romans, plutôt bien cool donc. Comme j'ai su que les autrices viendraient, j'avais donc très envie de lire un peu leurs romans pour pouvoir potentiellement leur poser des questions pertinentes. La couverture était en plus jolie, une ancienne collègue avant que j'arrive avait laissé un très bon avis sur ce roman, d'autant plus de raisons de le lire. Le titre était assez évocateur, même si sans trop savoir de quoi parlait le roman, on pouvait avoir une idée.  En effet, Juliette Oury, imagine un monde, dystopique selon moi, dans lequel les places de la nourriture et du sexe sont inversées.

Veiller sur elle

Un article important avec le fameux prix Goncourt! Un des livres que je souhaitais lire issu de la rentrée littéraire, mais que je n'avais pas encore eu le temps de découvrir. Le prix Goncourt tombait à pic pour enfin le lire. Considéré comme le plus accessible des quatre livres en lice, j'étais bien contente que ce soit le livre élu pour le prix Goncourt. Je l'ai lu en une petite semaine, peut être cinq jours. Il est assez épais, puisqu'il fait 580 pages.  On suit de ses 12 ans jusqu'à sa mort à ses plus de 80 ans, Michelango Vitaliani aka Mimo, grand sculpteur, qui contrairement à son patronyme, est français. Il se fait d'ailleurs souvent appelé "il francese" sorte d'insulte qui le réduit à sa condition de français, qu'il déteste. A ses 12 ans il est envoyé par sa mère dans un petit atelier, chez son oncle Alberto à Pietra d'Alba une petite ville. Son "zio" ne veut pas de lui, le traite de nabot, étant doté de petite taille, et

Résidence Saha

 En empruntant "La librairie Morisaki", très beau moment de lecture passé d'ailleurs, j'ai emprunté aussi ce nouveau roman coréen de Cho Nam Joo, la plus connue des auteurs coréennes à l'international. Après " Kim Jiyoung née en 1982 " et " Miss Kim knows " recueil de nouvelles, j'avais hâte de lire un nouveau roman de l'autrice quand j'ai vu que celui-ci trônait sur les tables de mon collègue à la librairie. J'avoue ne même pas avoir lu le résumé du livre avant de l'emprunter. La couverture, et la connaissance de l'autrice m'étaient suffisantes. Il s'agit d'un roman type dystopie, le premier que je lis coréen.  L'histoire se passe dans une ville fictive du nom de Town, société foncièrement inégalitaire où les plus pauvres vivent dans la résidence Saha, immeuble insalubre sans eau courante, chauffage et électricité. Les habitants sont obligés de prendre de l'eau au centre de la cour pour la monter che