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Articles

Les suicidés du bout du monde

 Tout comme "L'autre fille noire", j'ai emprunté ce livre qui allait finir en renvoi à l'éditeur ayant été interpellée par la couverture et le titre, voulant savoir de quoi il en retournait. Un pitch pas très gai, mais je me suis dit que cela pouvait être intéressant d'autant qu'il s'agit d'une histoire vraie.  L'autrice, Leila Guerriero est journaliste et a publié plusieurs livres, celui-ci "Les suicidés du bout du monde" étant son premier. Elle a choisi de raconter la tragédie, malédiction qui a frappé la petite ville de la Patagonie de Las Heras, ayant subi plusieurs suicides entre 1997 et 1999. Interpellée par cet évènement morbide, elle a décidé de se rendre sur place, quittant Buenos Aires, pour la pampa, dans la partie sud de l'Argentine, là où il n'y a pas grand chose. Un fort taux de chômage, seul le pétrole faisant vivre la bourgade, guère d'espoir et de perspectives d'avenir pour les jeunes, elle s'est r
Articles récents

La maison noire

 Le dernier de roman de Yûsuke Kishi. Après " La leçon du mal"  lu récemment, Belfond a sorti "La maison noire" début février. Il s'agit pour le moment des deux seuls romans de l'auteur japonais traduits en français, bien qu'il en ait écrits quelques autres. On espère que d'autres suivront bientôt. Ayant adoré "La leçon du mal", j'avais pas mal d'attentes pour ce dernier, et il ne m'a pas déçue. Nous l'avons reçu en service presse, j'ai donc pu l'emprunter ce qui était super pratique. Lu en quelques jours, 300 pages, c'était parfait. Après avoir suivi l'univers d'un lycée et d'un prof psychopathe, on suit le monde impitoyable des assurances et notamment le phénomène des arnaques aux assurances-vie. L'auteur ayant été lui-même dans le domaine, a décidé pour ce livre-ci de parler de ce milieu-là.  On suit donc Shinji Wakatsuki, travaillant en tant qu'assureur dans une entreprise du bureau de Kyo

L'autre fille noire

 Je vous avais dit que je vous proposerai un futur article d'un roman non japonais, promesse tenue ahah. Cependant, je comptais en lire un autre non japonais ensuite mais mes plans ont changé, car un que j'attendais sans l'attendre est sorti, et j'ai très envie de le lire rapidement, donc il devrait y avoir ce fameux article sur ce thriller japonais ensuite. Mais pour le moment, on va parler de ce roman, américain, ça faisait longtemps que je n'en n'avais pas lu.  L'autrice Zakiya Dalila Harris a été assistante éditoriale au sein de Knopf à New-York avant de commencer l'écriture de ce roman "L'autre fille noire" qui suite à sa publication en 2021, connu un succès fou. Comme elle, l'autrice a choisi de situer son histoire dans la capitale de la mode américaine, et a choisi comme protagoniste principale une jeune fille noire. Je pense qu'il doit y avoir une part d'autobiographie dans ce roman que j'ai bien aimé, sans non plus

Nos racines invisibles

 Je vous avais dit dans mon dernier article que j'arrêterai un peu avec les romans japonais, ça va être le cas avec cet article et au moins deux suivants c'est certain. Même si l'ambiance des romans japonais me plaît énormément et que lorsque je n'en lis pas ça me manque, je vais survivre. Cette fois-ci je vous présente un roman français sorti l'année dernière, qui ne s'est pas vendu et que j'aurais dû renvoyer chez l'éditeur, mais la couverture et le résumé m'ont interpellée, j'ai donc décidé de le lire avant de le rendre.  On suit Romie, 25 ans, habitant dans la banlieue lyonnaise, préparant une thèse d'archéologie, étant souvent en fouilles à travers le monde. Lorsque le récit débute, Romie découvre les analyses ADN qu'elle a faites faire aux Etats-Unis, ce procédé en France étant interdit et passable d'une amende. Elle a cependant contourné les règles pour se faire une idée de son patrimoine génétique, doutant de sa filiation avec

Le beurre de Manako

 Un nouveau roman japonais ça faisait longtemps ahah, non même pas. Promis, ça va changer bientôt. Il faut que je me force à lire un peu autre chose, mais vous allez le voir, ce sera le cas pour les prochains articles. Ce livre allait être retourné à l'éditeur alors qu'il avait l'air d'être franchement bien. Un auteur dont je n'avais jamais entendu parler, Asako Yuzuki, et un titre assez différent. Sans parler de la jolie couverture, et du résumé attractif.  En effet, ce roman était vraiment sensoriel, pas mal basé sur la nourriture, ce qui change un peu des autres romans japonais que j'ai déjà lus. On suit Rika, jeune journaliste, sur l'affaire d'une femme, Manako, accusée du meurtre de trois de ses amants. Rika décide un jour de rendre visite à l'accusée, incarcérée. Elle lui écrit une première fois pour tenter de recevoir son attention dans le but de lui rendre visite. Au début rien ne se passe, puis Rika va arriver à ses fins. Elle découvre alors

Angle mort

 Après avoir lu "Le grand magasin des rêves", roman très beau dans lequel on s'évade avec plaisir, j'ai emprunté "Angle mort" de Paula Hawkins, un court roman qui allait finir en retour chez l'éditeur. Il m'a interpellée, ayant seulement lu un livre de l'autrice, le fameux "La fille du train" je me suis dit que c'était l'occasion d'en lire plus. Dans ce court roman de 150 pages lu en deux jours, on suit Edie mariée à Jake. Tous deux habitent dans la maison familiale de Jake, dont il a héritée à la mort de son père. Edie l'a suivie, quittant un haut poste à Londres pour s'installer dans la ville plus calme de Edinbourg. Cependant son mari n'a pas été très honnête, cette maison étant loin du centre-ville, à bien une heure de route. Edie est donc isolée depuis des années, ne voyant que son amie Lara. Jake travaille pour le cinéma, chargé d'écrire des scénarii, bien que son travail ne rapporte plus autant qu'

Le grand magasin des rêves

 En même temps que "La vie heureuse" de Foenkinos, j'avais emprunté au magasin "Le grand magasin des rêves" de Lee Mi Ye, très récemment traduit. Roman coréen, premier roman de l'autrice qui dédie son temps désormais à l'écriture, travaillant auparavant pour Samsung. J'ai été fortement attirée par la jolie couverture, et le fait qu'il s'agisse d'un roman coréen publié aux éditions Picquier. C'est drôle car j'en ai parlé à une amie coréenne qui l'a elle aussi lu, en coréen, et adoré. Je savais à peine de quoi il parlait avant de l'emprunter, mais je savais que j'avais très envie de le lire.  Ce n'est pas le genre de roman que je lis habituellement, ayant une bonne part de fantastique à l'intérieur, mais pourtant classé en roman étranger dans notre librairie. On suit donc Penny, une jeune femme étant embauchée au sein du grand magasin des rêves, sorte de Galeries Lafayette ou Printemps sur plusieurs étages dont l