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Articles

Filles de la mer

 Un roman que j'avais acheté l'année dernière et que j'avais gardé dans ma bibliothèque en attendant qu'un jour je le lise. Un roman que je savais qui serait assez difficile et je vous confirme que ça a été le cas. Pour autant une lecture nécessaire pour l'histoire coréenne. Ce roman parle en effet des femmes de réconfort coréennes estimées entre 100 000 à 200 000. Les femmes de réconfort étaient souvent des jeunes filles, rendues esclaves sexuelles pour les soldats japonais. En effet au début du XXe siècle jusqu'à la libération de la Corée en 1945, la Corée était sous invasion japonaise. Des horreurs et des aberrations se sont alors produites et il y a eu énormément de victimes. La parole s'est libérée quand même assez récemment concernant les femmes de réconfort, la première à parler a été Kim Hak-sun qui en 1991 a témoigné la première sur les horreurs qu'elle a vécues des décennies auparavant. Un trauma enfoui pendant beaucoup trop longtemps pour beau...
Articles récents

La fille de la Colline

 Un titre aux éditions Philippe Rey que j'avais vu comme très souvent, sur les réseaux sociaux. Comme je suis beaucoup d'auteurs et d'éditeurs sur Instagram, c'est de cette façon-ci que j'apprends la plupart des sorties. J'avais donc vu celui-ci, publié chez un éditeur que j'aime beaucoup, à l'occasion de la rentrée littéraire hivernale. Acheté fin janvier et lu mi-avril, je souhaitais absolument le lire, ainsi que l'autre titre chez le même éditeur que j'avais acheté le même jour " Le porteur du train de nuit". Celui-ci m'a pas mal intriguée car il s'agit d'un roman rangé en littérature française, l'autrice turque ayant écrit en français, mais le roman se déroule en partie en Turquie, et nous fait suivre une héroïne turque. Autant je lis pas mal de tout, autant il y a des pays desquels je n'ai quasiment jamais rien lu, sans forcément le faire exprès bien évidemment. Je me suis donc dit que c'était l'occasion...

Le porteur du train de nuit

 Un titre que j'ai acheté à la fin du mois de janvier, après l'avoir vu sur les réseaux sociaux. Philippe Rey est une maison d'édition que j'aime beaucoup, de par ses titres et ses très jolies couvertures, j'étais donc très tentée de continuer d'élargir ma culture de l'éditeur. Le sujet de ce roman « Le porteur du train de nuit» de Suzette Mayr avait l'air franchement intéressant, ayant lu très peu de romans se déroulant dans un train. Je crois qu'à part « le crime de l'Orient-Express » et " Bullet train " c'est seulement le troisième roman que je lis qui se déroule entièrement dans un train.  Celui-ci se déroule en 1929 au Canada, à bord d'un train effectuant la liaison entre l'Est et l'Ouest. On suit Baxter, quasiment la trentaine, un jeune homme souhaitant faire des études pour devenir dentiste. En attendant de réunir l'argent nécessaire à ses études, il travaille en tant que porteur dans un train de nuit. Littéra...

Sortie parc, gare d'Ueno

Un court roman acheté récemment chez Gibert Joseph à Lyon alors que je passais en coup de vent. J'adore cette boutique où j'ai acheté pas mal de livres notamment d'occasion. Pour le coup celui-ci était neuf et il était posé seul sur la table je l'ai donc pris, fortement attirée par la couverture et le titre. Il n'est pourtant pas récent car sorti en 2015, mais par contre sorti en poche tout récemment. Je l'ai terminé une fin de semaine. Ce roman très court parle d'un sujet dont on parle peu, et je crois, duquel je n'ai quasiment rien lu ou presque. L'autrice Yu Miri, japonaise mais issue de parents émigrés coréens, a décidé de nous parler dans ce livre sur lequel elle a réfléchi plusieurs années, des personnes sans domicile fixe. En effet, elle n'en est pas à son coup d'essai quant aux romans qu'elle a écrits, mais en 2006 elle est allée enquêter sur « ces opérations spéciales de nettoyage » appelées « battues »par les SDF qui sont menées...

La bouchère

  Un polar que j'étais très curieuse de découvrir que j'ai pu acheter à l'occasion des Quais du polar, expérience que je vous racontais dans cette vidéo YouTube.  Je l'avais vu apparaître sur le compte Instagram des éditions Belladonne, étant spécialisé dans les polars écrits par des femmes. Et bien sûr je l'avais vu sur la programmation du festival lorsque Kang Jiyoung était mentionnée. La sortie du livre était prévue le 10 avril, or le festival avait lieu quelques jours avant, j'avais donc peur qu'on ne puisse pas l'acheter. Mais vu que l'autrice venait de loin, je me suis dit que quand même ils le vendraient en avant-première ce qui était évidemment le cas. J'ai donc pu la rencontrer, l'occasion pour moi de parler un peu coréen et d'avoir ma dédicace dans sa langue ce qui était très cool. L'autrice a également écrit plusieurs recueils de nouvelles, ainsi qu'un roman adapté en un drama coréen qu'il faudrait que je regarde, ...

Je suis drôle

 Le tout dernier David Foenkinos. Adorant cet auteur dont j'ai lu plus de la moitié des romans, j'avais très hâte de découvrir son dernier comme chaque année. Avec « Je suis drôle », qu'une ancienne collègue m'a prêté, ( ce qui explique que je n'ai pas la version finale avec le bandeau), j'ai beaucoup ri et j'ai été émue. Lu en deux jours au travail comme on n'a quasiment rien à faire en ce moment, j'ai profité de ce moment-là pour découvrir son nouveau roman. Enchaînant donc après l'essai de Leïla Slimani avec celui-ci on reste donc chez Gallimard. On suit donc Gustave Bonsoir, qui a la petite vingtaine au début du roman. On va revenir dans son passé pour comprendre comment il est devenu célèbre. À l'âge de cinq ans, il se fait adopter par un couple, elle directrice d'une école primaire et lui professeur des écoles. Sa mère biologique Mélanie est décédée très jeune d'une maladie. Le père biologique quant à lui ne voulait pas de l...

Assaut contre la frontière

 Un court essai de Leïla Slimani sorti récemment, premier livre que je lis de l'autrice. J'avoue que je débarque un peu, mais ça ne sera sûrement pas la dernière œuvre que je lirai d'elle. Clairement pas...       Ce très court essai de 70 pages sorti chez Gallimard, est la transcription de ce qu'elle avait lu en public lors du festival d'Avignon de 2025. Je l'ai lu sur deux jours, et je l'ai trouvé profondément intéressant. Court certes, mais évoquant pléthore sujets concernant l'identité et la langue. Leïla Slimani a une réelle réflexion sur la langue française, la langue arabe qu'elle ne maîtrise pas à son plus grand désarroi, l'identité... Elle nous partage son sentiment d'être apatride, étant vue comme "l'arabe" alors qu'elle arrive en France, après son bac pour ses études supérieures et considérée comme "l'Occidentale" au Maroc son pays d'origine. Au final elle n'est jamais complètement acceptée ou...