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Articles

Trouver ma voie

 Un des livres que j'ai achetés à mon retour en France, celui de Malala, la célèbre activiste pour le droit des femmes et l'éducation des petites filles, ayant reçu le prix Nobel de la paix en 2014. J'avais entendu parler de ce deuxième livre lorsque j'étais en Corée, et j'avais hâte d'en savoir plus. Ayant en plus un peu regardé le compte Instagram de la jeune femme qui proposait des vidéos très drôles, j'avais hâte de découvrir une nouvelle facette d'elle. Cette fois-ci, après "Moi, Malala", la jeune femme née en 98, raconte notamment ses trois années d'études universitaires à Oxford.  Un tout nouvel univers s'ouvre à elle, tâtonnant savoir ce qu'elle souhaite, mais ce dont elle est persuadée, c'est qu'elle veut faire des études supérieures. Elle nous raconte ses journées d'étudiante, entourée de ses deux gardes du corps ( étant toujours menacée de mort par les talibans dans son pays et tout le monde ne lui voulant pas...

Love, mom

 Un polar hyper prenant que mon ancien collègue m'a prêté et que j'ai adoré! Pas encore sorti au moment où j'écris, mais largement sorti quand cet article paraîtra. Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu un bon polar dans ce style, et j'étais bien contente de me plonger dans une lecture prenante et franchement trop cool! Dans "Love, mom" de Iliana Xander (pseudo), on suit un vrai thriller avec retournements de situation jusqu'à la toute fin. On suit Mackenzie 21 ans, venant de perdre sa mère, autrice de thrillers à succès se faisant appeler E.V Renge. Très connue et vivant dans une magnifique maison l'écrivaine de thrillers très sombres, sa mort crée le choc. Sa propre fille pourtant n'étant guère proche de sa maternelle, ne réussit pas à la pleurer. La figure énigmatique et mystérieuse de E.V Renge était telle que Mackenzie vivait dans l'ombre de cette mère qui n'arrivait pas à lui montrer ses sentiments. A sa mort, la jeune fille ...

Toutes les fêtes de Noel commencent par un meurtre

 Un polar que j'ai acheté pour ma tante à Noel, mais que j'ai lu avant de lui offrir, ne la voyant pas tout de suite. Mon ancien collègue du rayon polar m'avait pas mal parlé de cet auteur australien, Benjamin Stevenson qui avait écrit deux autres titres avant celui-ci. Lorsque j'ai vu celui-ci, en plus avec une belle couverture rouge pile pour les fêtes, je me suis dit Bingo! Un polar un peu drôle, second degré et un peu loufoque, je me suis dit que ça la changerait de ses polars super hard.  Troisième enquête de Ernest Cunningham, notre détective du dimanche, qui se retrouve à devoir gérer la résolution d'un meurtre comme il l'a fait dans les deux premiers romans de l'auteur (que je n'ai pas lus). Après que son ex-femme Erin lui demande de l'aide, Ernest ne se voit pas l'ignorer et découvre alors que celle-ci est accusée du meurtre de son mari retrouve poignardé dans leur salon. Erin s'est réveillée un matin, quelques jours avant Noel, avec...

Marseille, essuie tes larmes

 Une nouvelle lecture au Bruit du monde, qui pour une fois est un récit et non une fiction. Un titre que je n'avais pas forcément prévu de lire, mais une amie m'en a parlé, je me le suis donc offert dans une petite librairie lyonnaise que j'aime bien, située sur les pentes de la Croix Rousse, Relie Délivre. D'autant que malheureusement, l'actualité concernant ce livre est assez brûlante... L'auteur du roman Amine Kessaci écrivant sur son grand frère Brahim mort fin 2020, a depuis perdu son petit frère, en novembre dernier... Je vais y venir... "Marseille, essuie tes larmes", est un livre qui rend hommage à Brahim Kessaci, le grand frère de l'auteur né en 2003, tué dans un règlement de compte à Marseille. Amine prend la plume pour s'adresser à son frère et parler des dégâts qu'engendrent le narcotrafic à Marseille. Une lecture poignante, émouvante, car c'est une réalité que nous partage l'auteur, un jeune homme engagé dans la vie de ...

La nuit au cœur

 Un titre paru aux éditions Gallimard lors de la rentrée littéraire de cet automne et auquel je ne me suis pas tout de suite intéressée, ayant déjà lu trois titres de l'éditeur et de nombreux autres de la rentrée litt, vous aurez pu le voir sur mon blog et dans mes vidéos . Mais lorsqu'il a reçu tous les prix qu'il a reçus: le Femina, le Renaudot des lycéens et le Goncourt des lycéens, je m'y suis intéressée. Je me le suis donc pris, pour enfin découvrir cette histoire dont tout le monde parlait, une histoire par une femme, sur les femmes et les violences que celles-ci subissent.  Nathacha Appanah a mis plusieurs années avant de terminer ce roman, dont l'idée lui est venue après la mort d'une jeune femme, Chahinez, dont la nouvelle la faite trembler. Habitant une petite commune vers Bordeaux où à l'époque l'autrice résidait, elle s'est intéressée à ce féminicide et à la vie de la jeune femme. Algérienne, ayant déjà deux enfants d'une précédente...

Mon vrai nom est Elisabeth

 Un titre que j'avais en tête de lire depuis un moment, des mois en vérité, depuis qu'il a commencé à faire pas mal de bruit, et depuis qu'on me l'a offert. En revenant de Corée, c'était le premier que j'avais dans ma pile à lire et c'est effectivement lui que j'ai lu en priorité. Un livre dur et émouvant, je savais à quoi m'attendre, et je n'ai pas été déçue... Premier roman de Adèle Yon, née comme moi dans les années 90, normalienne et chef de cuisine de profession, la jeune femme a toujours été obnubilée par la figure de Betsy dans sa famille. Son arrière grand-mère, dont peu de monde parlait, préférant taire son nom. L'autrice a donc enquêté sur sa propre famille pour nous donner "Mon vrai nom est Elisabeth", un livre au genre unique, entre récit, enquête familiale, l'essai, le road-trip. Une lecture bouleversante et clairement unique dans laquelle Adèle Yon livre la vie de cette aïeule au fur et à mesure qu'elle en déco...

The second chance convenient store

 Un petit roman acheté en Corée que je comptais justement acheter là-bas comme en plus il a été écrit par un auteur coréen. Sorti en français chez Picquier, n'ayant pas eu l'occasion de le lire, j'en ai donc profité pour l'acheter dans la langue de Shakespeare en Corée. Commencé dans un superbe salon de thé, je l'ai ensuite lu en deux bonnes semaines je pense, jusqu'à le terminer à mon retour en France. Se déroulant à Séoul et particulièrement dans le quartier de la gare centrale de Séoul et celui de l'université Sookmyung ( au sud ouest de la gare), dans le quartier de Cheongpa-Dong, je visualisais en plus parfaitement les lieux, ajoutant de l'affect à la lecture.  On suit donc Dokgo, un homme d'un âge indéfini, vivant dans la rue, dans les abords de la gare de Séoul justement. Il faut savoir qu'en Corée les sans domicile fixe sont très peu visibles, il y en a surtout vers la gare de Séoul mais il est très rare d'en croiser. Notre héros est ...