Une nouvelle revue de la rentrée littéraire que je vous propose avec ce tout premier roman « Le dernier présage de Victoria Woodhull "écrit par Maxim Schwartz, un texte extrêmement original, pour le moment le dixième que je lis de cette rentrée littéraire et de loin le plus unique. Le jeune auteur s'est inspiré de la vie de Victoria Woodhull, une femme qui a réellement existé, et qui a été pionnière dans bien des domaines. Le roman est extrêmement court, 150 pages, lu en deux jours.
Le roman se déroule durant une journée, dans la grande propriété de Norton's Park au Royaume-Uni, où la vieille protagoniste riche a emménagé des années auparavant. Au tout début du récit, Victoria Woodhull âgée de plus de 80 ans annonce à son domestique Ménélas Daisastre, que ce soir, elle meurt. Le jeune homme, est habitué aux excentricités de sa patronne, mais refuse de croire sa prédiction. D'autant que le soir en question, le manoir accueille une grande et belle cérémonie, celle du renouvellement des vœux d'un couple du village.
Durant cette journée hors du commun, on va en apprendre plus sur cette femme, qui a été la première femme à se présenter aux élections présidentielles en 1872, la première femme avec sa sœur agent de change à Wall Street Street après avoir fréquenté le fameux homme riche comme Crésus, Vanderbilt, a milité pour le droit des femmes, a été voyante, directrice de publication, bref elle a eu littéralement mille et une vies. Après son mariage où elle a vécu toute sa vie aux États-Unis, elle décida d'emménager en Angleterre en amenant sous son bras Florence Nixon, qui devint sa domestique aux côtés du jeune homme français Ménélas.
J'ai beaucoup ri durant ce récit, dans lequel apparaît une femme haut en couleur, littéralement unique, qui a un perroquet et trois chiens, et malgré sa richesse et sa position, prête toujours main-forte au village, tout le monde pouvant compter sur elle. Ménélas, grâce auquel on a accès au déroulement du récit, est un jeune homme choqué de la grande guerre à laquelle il n'a pas pu prendre part, se lavant les dents avant de fumer sa cigarette du matin. Un détail que j'ai trouvé profondément drôle. De plus, la plume de l'auteur apporte une fantaisie supplémentaire au récit, que j'ai trouvé très drôle, comme la phrase « Une bonne histoire fausse vaut toujours mieux qu'une bonne histoire vraie » page 75.
Bref un récit court, pas le plus accessible que j'ai lu car il y a beaucoup d'informations, mais unique ça c'est clair et net, et déjà en lice pour de nombreux prix littéraires.
J’ai adoré aussi, un jeune auteur qui promet, de l’humour, une belle plume. Merci pour vos conseils
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