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Articles

Affichage des articles du mai, 2026

Tendre Maroc

 Un énième roman chez Calmann Levy un éditeur en plus de l'Iconoclaste, du Bruit du monde, de Gallimard et d'autres, que j'aime beaucoup. Cette fois-ci on est plongé au Maroc avec le dernier roman de Emmanuelle de Boysson. Au début étant donné l'histoire et le fait que la protagoniste principale qui n'est encore qu'une enfant au début du récit s'appelle comme l'autrice mais avec un diminutif, je me suis directement dit qu'il s'agissait d'un roman autobiographique. Ce n'est pas entièrement le cas, il est tiré de la vraie vie de l'autrice, mais avec une part romancée.  On est donc plongé dans la vie d'Emma qui a six ans au début du roman. Ses parents sont français et un jour pour le travail de son père, la famille doit emménager dans la ville de Mohammedia au Maroc. C'est la première fois qu'ils se rendent sur place, et la famille doit s'habituer à leur nouvel environnement. Pour autant ils sont bien accueillis dans une ...

Touche fantôme

 Troisième titre des éditions de l'Iconoclaste que je lis de suite, vous aurez donc une vidéo consacrée à ces trois livres. J'ai des phases comme ça où j'aime bien lire plusieurs livres du même éditeur. Je pense que vous le savez je me répète c'est clair, mais les éditions de l'Iconoclaste font partie de mon top cinq de mes éditeurs préférées, je lis quasiment tout ce qu'ils sortent, il est rare que le sujet ne m'intéresse pas. À sa sortie, la maison a donc parlé de "Touche fantôme" de Amaury Da Cunha sur son compte Instagram, je me suis donc empressé de me rendre dans la librairie où je travaillais, pour me l'acheter. J'avoue que j'ai à peine regardé le résumé, je l'ai simplement embarqué avec moi. Très fin, ce roman de 150 pages est assez original et parle du téléphone. Un sujet original me dirigez-vous comme fil conducteur d'un roman. C'est un peu ce que je me suis dit, mais comme je lis de tout, j'ai débuté ma lectur...

Un jour sans femme

 Le second titre de l'Iconoclaste que je lis de suite, après "La sentinelle qu'on ne relève jamais" dont je vous ai parlé dans le dernier article posté sur le blog. Une énorme claque et un énorme coup de cœur qu'est le dernier Laetitia Colombani " Un jour sans femme". Je pense que ça vaut le coup d'avoir attendu sept ans. Mes anciennes collègues m'ont gentiment prêté le service de presse que j'ai pu lire une dizaine de jours après sa sortie, et je peux vous dire que celui-ci, je vous le conseille à 10 000 %, il va vous retourner. Encore une fois, un titre engagé après « La tresse » « Le cerf-volant » et « Les victorieuses », « Un jour sans femme » va nous présenter quatre femmes aux quatre coins du globe qui ont des problématiques différentes selon leurs lieux de vie, mais avec toujours en commun des discriminations et ségrégations dues à leur sexe. Je l'ai lu en un peu plus d'une journée l'ayant terminé tard le soir, ayant tellem...

La sentinelle qu'on ne relève jamais

Un titre chez l'Iconoclaste, encore, je pense que je vous rabats suffisamment les oreilles avec cet éditeur que j'aime vraiment beaucoup. Ce livre est assez particulier, je lis rarement des romans évoquant le sujet fort malheureusement, car il parle de l'autisme. Dalie Farah dont le prénom s'orthographie sans majuscule mais je suis obligée sinon mon ordinateur corrige, nous parle de son expérience personnelle avec la découverte de son autisme alors qu'elle a 50 ans. Un roman très personnel, son quatrième après trois publiés chez Grasset. Une lecture qui a attisé ma curiosité après avoir lu l'année dernière un autre roman sur l'autisme chez des enfants, que j'avais beaucoup aimé et qui m'avait appris beaucoup, « Des enfants ordinaires " de Gabrielle de Tournemire. Cette fois-ci il s'agit d'un livre entièrement autobiographique écrit par une adulte, ancienne professeure, dont l'écriture lui est essentiel. Elle nous partage sans filtres...

Bienvenue à Dietland

 Un livre que j'ai acheté à l'occasion des Quais du polar à Lyon il y a trois semaines au moment où j'écris. Une couverture très pop, attractive, colorée comme je les aime, et je vous avoue que j'ai acheté le livre sans même regarder le résumé. J'ai manqué la dédicace avec l'autrice comme elle avait lieu juste après celle avec les deux autrices coréennes, j'avoue avoir un peu oublié, mais cela ne m'a pas empêchée de le lire et de l'apprécier. Un livre extrêmement riche qui explore une grande quantité de sujets relatifs à la femme. Le fil conducteur du roman est clairement le poids, l'image de la femme, les régimes, les diktats sociaux que l'on renvoie aux femmes qu'elles doivent suivre pour être « baisables ». C'est assez violent dit comme ça mais c'est pourtant la réalité du roman. Je pense d'ailleurs qu'en partie celui-ci est tiré de la vie de l'autrice elle-même.  On suit donc Alicia/Prune début de la trentaine je d...

Dear Debbie

 Le tout dernier Freida McFadden que j'ai acheté fin janvier, ayant été assez curieuse devant ce titre et cette jolie couverture. Je l'ai donc lu récemment fin avril, les derniers que j'avais lus étaient en septembre et octobre. Je confirme que deux en deux mois c'est beaucoup trop, mais un tous les six mois ça passe mieux. Encore une fois le vocabulaire de celui-ci n'était franchement pas compliqué, je pense qu'un bon niveau B2 pourra parfaitement comprendre. J'avoue que dès les premiers chapitres je me suis dit « j'ai vraiment une sensation de déjà-vu » pour autant je suis allée au bout, je déteste arrêter quelque chose en plein milieu, et comme ça ça me permet d'avoir un avis plus objectif sur ce qu'écrit l'autrice dont tous les livres sont des best-sellers.  Pour celui-ci lu en deux jours comme souvent, on suit Debbie Mullen, femme au foyer, mariée à Cooper un comptable. Tous les deux ont deux filles, Lexi et Izzy. La plus âgée est en ter...

Nous qui avons connu Solange

Comme j'avais adoré l'avant-dernier roman de Marie Vareille, j'avais vraiment hâte de découvrir celui-ci. C'est un peu ce que je vous dis très souvent concernant les livres des auteurs dont j'ai aimé les précédents, mais c'est complètement vrai. J'allais l'acheter quand mon ancienne collègue me l'a gentiment prêté. Je l'ai lu en deux jours, commencé un dimanche soir et terminé un mardi après-midi. J'avais à peine lu le résumé, car je savais pertinemment qu'il me plairait, surtout s'il était dans le style de " La dernière allumette ". Ça a été le cas, on retrouve un peu des éléments au niveau dont le récit est organisé, ce que j'ai beaucoup apprécié. Il y a des relations entre les personnages que l'on pensait d'une certaine façon qui sont en fait tout autres. Dans ce récit, on suit donc plusieurs femmes, étant clairement un roman sur les femmes, leur liberté, la vie de famille, et leur besoin d'émancipation. J...

Filles de la mer

 Un roman que j'avais acheté l'année dernière et que j'avais gardé dans ma bibliothèque en attendant qu'un jour je le lise. Un roman que je savais qui serait assez difficile et je vous confirme que ça a été le cas. Pour autant une lecture nécessaire pour l'histoire coréenne. Ce roman parle en effet des femmes de réconfort coréennes estimées entre 100 000 à 200 000. Les femmes de réconfort étaient souvent des jeunes filles, rendues esclaves sexuelles pour les soldats japonais. En effet au début du XXe siècle jusqu'à la libération de la Corée en 1945, la Corée était sous invasion japonaise. Des horreurs et des aberrations se sont alors produites et il y a eu énormément de victimes. La parole s'est libérée quand même assez récemment concernant les femmes de réconfort, la première à parler a été Kim Hak-sun qui en 1991 a témoigné la première sur les horreurs qu'elle a vécues des décennies auparavant. Un trauma enfoui pendant beaucoup trop longtemps pour beau...

La fille de la Colline

 Un titre aux éditions Philippe Rey que j'avais vu comme très souvent, sur les réseaux sociaux. Comme je suis beaucoup d'auteurs et d'éditeurs sur Instagram, c'est de cette façon-ci que j'apprends la plupart des sorties. J'avais donc vu celui-ci, publié chez un éditeur que j'aime beaucoup, à l'occasion de la rentrée littéraire hivernale. Acheté fin janvier et lu mi-avril, je souhaitais absolument le lire, ainsi que l'autre titre chez le même éditeur que j'avais acheté le même jour " Le porteur du train de nuit". Celui-ci m'a pas mal intriguée car il s'agit d'un roman rangé en littérature française, l'autrice turque ayant écrit en français, mais le roman se déroule en partie en Turquie, et nous fait suivre une héroïne turque. Autant je lis pas mal de tout, autant il y a des pays desquels je n'ai quasiment jamais rien lu, sans forcément le faire exprès bien évidemment. Je me suis donc dit que c'était l'occasion...

Le porteur du train de nuit

 Un titre que j'ai acheté à la fin du mois de janvier, après l'avoir vu sur les réseaux sociaux. Philippe Rey est une maison d'édition que j'aime beaucoup, de par ses titres et ses très jolies couvertures, j'étais donc très tentée de continuer d'élargir ma culture de l'éditeur. Le sujet de ce roman « Le porteur du train de nuit» de Suzette Mayr avait l'air franchement intéressant, ayant lu très peu de romans se déroulant dans un train. Je crois qu'à part « le crime de l'Orient-Express » et " Bullet train " c'est seulement le troisième roman que je lis qui se déroule entièrement dans un train.  Celui-ci se déroule en 1929 au Canada, à bord d'un train effectuant la liaison entre l'Est et l'Ouest. On suit Baxter, quasiment la trentaine, un jeune homme souhaitant faire des études pour devenir dentiste. En attendant de réunir l'argent nécessaire à ses études, il travaille en tant que porteur dans un train de nuit. Littéra...

Sortie parc, gare d'Ueno

Un court roman acheté récemment chez Gibert Joseph à Lyon alors que je passais en coup de vent. J'adore cette boutique où j'ai acheté pas mal de livres notamment d'occasion. Pour le coup celui-ci était neuf et il était posé seul sur la table je l'ai donc pris, fortement attirée par la couverture et le titre. Il n'est pourtant pas récent car sorti en 2015, mais par contre sorti en poche tout récemment. Je l'ai terminé une fin de semaine. Ce roman très court parle d'un sujet dont on parle peu, et je crois, duquel je n'ai quasiment rien lu ou presque. L'autrice Yu Miri, japonaise mais issue de parents émigrés coréens, a décidé de nous parler dans ce livre sur lequel elle a réfléchi plusieurs années, des personnes sans domicile fixe. En effet, elle n'en est pas à son coup d'essai quant aux romans qu'elle a écrits, mais en 2006 elle est allée enquêter sur « ces opérations spéciales de nettoyage » appelées « battues »par les SDF qui sont menées...

La bouchère

  Un polar que j'étais très curieuse de découvrir que j'ai pu acheter à l'occasion des Quais du polar, expérience que je vous racontais dans cette vidéo YouTube.  Je l'avais vu apparaître sur le compte Instagram des éditions Belladonne, étant spécialisé dans les polars écrits par des femmes. Et bien sûr je l'avais vu sur la programmation du festival lorsque Kang Jiyoung était mentionnée. La sortie du livre était prévue le 10 avril, or le festival avait lieu quelques jours avant, j'avais donc peur qu'on ne puisse pas l'acheter. Mais vu que l'autrice venait de loin, je me suis dit que quand même ils le vendraient en avant-première ce qui était évidemment le cas. J'ai donc pu la rencontrer, l'occasion pour moi de parler un peu coréen et d'avoir ma dédicace dans sa langue ce qui était très cool. L'autrice a également écrit plusieurs recueils de nouvelles, ainsi qu'un roman adapté en un drama coréen qu'il faudrait que je regarde, ...

Je suis drôle

 Le tout dernier David Foenkinos. Adorant cet auteur dont j'ai lu plus de la moitié des romans, j'avais très hâte de découvrir son dernier comme chaque année. Avec « Je suis drôle », qu'une ancienne collègue m'a prêté, ( ce qui explique que je n'ai pas la version finale avec le bandeau), j'ai beaucoup ri et j'ai été émue. Lu en deux jours au travail comme on n'a quasiment rien à faire en ce moment, j'ai profité de ce moment-là pour découvrir son nouveau roman. Enchaînant donc après l'essai de Leïla Slimani avec celui-ci on reste donc chez Gallimard. On suit donc Gustave Bonsoir, qui a la petite vingtaine au début du roman. On va revenir dans son passé pour comprendre comment il est devenu célèbre. À l'âge de cinq ans, il se fait adopter par un couple, elle directrice d'une école primaire et lui professeur des écoles. Sa mère biologique Mélanie est décédée très jeune d'une maladie. Le père biologique quant à lui ne voulait pas de l...

Assaut contre la frontière

 Un court essai de Leïla Slimani sorti récemment, premier livre que je lis de l'autrice. J'avoue que je débarque un peu, mais ça ne sera sûrement pas la dernière œuvre que je lirai d'elle. Clairement pas...       Ce très court essai de 70 pages sorti chez Gallimard, est la transcription de ce qu'elle avait lu en public lors du festival d'Avignon de 2025. Je l'ai lu sur deux jours, et je l'ai trouvé profondément intéressant. Court certes, mais évoquant pléthore sujets concernant l'identité et la langue. Leïla Slimani a une réelle réflexion sur la langue française, la langue arabe qu'elle ne maîtrise pas à son plus grand désarroi, l'identité... Elle nous partage son sentiment d'être apatride, étant vue comme "l'arabe" alors qu'elle arrive en France, après son bac pour ses études supérieures et considérée comme "l'Occidentale" au Maroc son pays d'origine. Au final elle n'est jamais complètement acceptée ou...

La mort en miroir

 Un titre que j'avais hâte de lire, comme j'avais beaucoup aimé les romans précédents de l'autrice. Je ne les ai pas tous lus, mais ceux que j'avais lus, je les avais bien aimés: La fée noire,   On a tous une bonne raison de tuer , Ton dernier souffle , et Comment te croire?   Finalement je me rends compte en énonçant tous ces titres, que j'en ai lus un peu plus que ce que je pensais. Comme Pétronille Rostagnat était aux Quais du polar, j'avais prévu d'acheter son tout dernier roman directement sur place et de lui faire signer. J'ai également profité de croiser ma tante à cette occasion, pour qu'elle me prête son précédent sorti l'année dernière, que je lirai plus tard. J'ai donc pu revoir l'autrice absolument adorable qui m'a même reconnue, c'était donc très chouette. Le soir même de la fin de l'évènement, j'ai commencé son roman comme j'avais terminé le mien. Je me suis plongée dedans donc directement, étant vraiment...