Un titre de la rentrée littéraire "Le bruit du monde", éditeur que j'aime beaucoup vous le savez. Dans ce premier roman que j'ai lu plusieurs semaines après l'avoir reçu, et que j'ai lu en même pas 24 heures, Alexandrine Descotes nous raconte l'histoire de sa famille, et notamment celle de son père. Elle nous parle d'un sujet extrêmement peu connu, duquel je n'avais jamais entendu parler, même si on sait qu'il existe pleins de situations différentes dans la médecine. Elle nous raconte donc l'exstrophie vésicale avec laquelle est née son père, c'est-à-dire la vessie en dehors de son corps découverte à la naissance. Une malformation qui peut entraîner une infertilité, en plus d'infections répétées, et devant donc faire très attention. Cette particularité qu'avait son père, a mené au fait que Alexandrine, est née grâce à une fécondation in vitro avec ses deux frères et sœurs.
Alexandrine décide donc de nous raconter sa naissance, ce qui a résulté de cette fécondation in vitro. La vie qu'a menée ses grands-parents paternels Colette et Gérard, Colette ayant été laissée un peu de côté à l'époque avec un fils né avec cette malformation à laquelle personne n'était vraiment sensibilisé. Même le frère de son mari étant médecin ne savait pas du tout quoi faire devant une telle situation, mais durant des années, il essaiera de trouver une solution. Alors qu'il a quatre ans, l'enfant s'envole pour la première fois pour les États-Unis accompagné de sa mère, pour espérer recevoir une opération qui lui changera la vie. Il ne sait pas ce qu'il va se passer, mais Colette a la foi que son petit Jean-Luc retrouve une vie normale.
Un livre profondément humain, une enquête sur cette malformation qui aurait été engendrée par la prise d'un médicament, à l'époque donné aux femmes enceintes qui présentaient des grossesses à risque. Et pourtant, ce médicament serait justement la cause de ces malformations, au niveau de la vessie pour les petits garçons et du sexe, et au niveau du vagin pour les filles. Ce médicament s'appelle le distilbène et plusieurs médecins américains auraient alerté sur les effets, les médecins français auraient complètement ignoré l'information. Alexandrine va donc faire des recherches sur ce fameux médicament et ses effets, notamment grâce à une gynécologue française, une des rares qui aurait creusé le sujet, le Dr Cabau.
Je ne vais pas vous en dire plus sur cette lecture pas très longue, mais extrêmement intéressante pour le sujet abordé, et qui change de tout ce que j'ai pu lire d'habitude. Des témoignages recueillis auprès de plusieurs membres de sa famille, sa propre histoire et celle de sa famille racontée dans "Le nénuphar" une jolie comparaison pour parler de l'exstrophie de son père.
"Le nénuphar" de Alexandre Descotes, 19€
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