Le dernier Piergiorgio Pulixi que mon ancien collègue m'a gentiment prêté. D'ailleurs il m'a également prêté son précédent qui est sorti à l'automne dernier que je n'ai toujours pas lu. Il faut dire que les traductions de l'italien en français se font assez régulièrement, même trop, pour l'auteur italien publié chez Gallmeister et j'avoue que c'est quand même assez difficile à suivre. J'avais bien hâte de découvrir son dernier, comme j'avais absolument adoré "Le chant des innocents", "La librairie des chats noirs" et "Stella". Il m'en manque encore, mais je me laisse le temps de découvrir les romans de l'auteur, il y a tellement à faire de partout de toute façon.
Pour ce dernier opus « La mariée silencieuse », on retrouve les personnages de Vito Strega, vice-questeur en gros commissaire adjoint, ainsi que Eva Croce, Mara Rais, Clara Pontecorvo et Bepi Pavan. Des personnages que l'on suit au travers des différentes enquêtes de l'auteur, que j'avais déjà pu découvrir. Notre vice-questeur est toujours en proie aux voix incessantes, suite au traumatisme qu'il a vécu alors qu'il avait huit ans suite à la disparition de sa mère et de sa sœur, Bepi, dont le surpoids est dangereux pour sa santé et décidant de se prendre enfin en main après avoir fui un centre de remise en forme imposé par sa femme, et Eva, Mara et Clara que j'avais découvertes toutes les trois ensemble dans "Stella". Mara est restée en Sardaigne, tandis que Eva et Clara retrouvent Vito à Milan. Tous, sauf Clara qui n'est pas très présente dans le récit, vont se retrouver sur une vague de féminicides ainsi que d'agressions relatives aux femmes qui sévissent durement à Milan.
Suite à la mort de Maria Donata, jeune femme d'une trentaine d'années assassinée huit mois auparavant, retrouvée dans une robe de mariée trop grande, son père Italo ne s'en remet pas et demande de l'aide à l'équipe milanaise. L'équipe est très émue par ce grand-père de quasiment 80 ans se retrouvant à devoir gérer son petit-fils encore bambin et désormais orphelin de mère, son père n'étant pas dans le paysage. Un homme doté d'une volonté de fer qui ne cesse de s'inquiéter pour sa santé défaillante et comment son petit-fils vivra à l'avenir. Un homme qui a quitté ses vignes du sud de l'Italie en Sardaigne, pour s'installer à Milan où sa fille avait décidé d'habiter plusieurs années auparavant. Le père de la défunte est persuadé que le responsable est l'ex-compagnon de sa fille, un homme violent qui trempe dans des trucs pas nets.
L'équipe milanaise va alors enquêter sur cette mort non résolue, se jurant de trouver l'assassin de la jeune femme. Des moments assez difficiles à lire, émouvants, où on voit un vieil homme qui fait de son mieux malgré ses faibles ressources et la peine qui l'accable chaque jour. En même tant que l'enquête continue, on découvre un certain Ivan, un employé de magasin qui a une attitude assez bizarre et vouant une haine à sa supérieure hiérarchique. On se doute alors que quelque chose de louche est en train de se jouer... Mara bien que restée sur ses terres de Sardaigne, va aider l'équipe à distance dans la résolution de cette affaire.
Encore une fois un polar très prenant que j'ai beaucoup aimé découvrir, ayant tout comme notre héros Vito Strega, découvert à peu près le fin de l'histoire ce qui se tramait autour de cette vague d'agressions féminines. Une réalité qui fait froid dans le dos, dans la vague des masculinistes, et des sites illégaux qu'on peut trouver dans tout pleins de pays du monde où les femmes sont avilisées. J'ai apprécié également le fait que l'on suive les vies privées de chacun des enquêteurs, apportant un peu d'affect.
" La mariée silencieuse" de Piergiorgio Pulixi, 25.90€
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