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Les petits plats de notre grand-mère

Un roman coréen, cela faisait quelques temps que je n'en avais pas lu. Acheté au début du mois de mai il me semble, je l'avais vu sur le compte Instagram de l'éditeur Nami, spécialisé dans la littérature feel good, une littérature et je cite, "qui nous parle de nos joies, de nos peines, de nos défis et de nos choix » inscription au tout début de chaque roman de l'éditeur. J'ai donc attendu juillet pour découvrir ce roman, ayant eu envie de me replonger de nouveau en Corée du Sud, quelques semaines avant de repartir. Justement là-bas. Et surtout parce que je me suis dit que ce serait un roman qui pourrait rentrer dans la thématique de notre thème de cet été au book club, soit un roman qui rappelle les vacances. Après l'avoir lu je ne sais pas s'il rentre véritablement dans la thématique, mais j'avoue que je n'avais pas vraiment d'autre idée.

Dans ce roman constitué de cinq chapitres, on va faire la connaissance de Gumnam, une femme de plus de soixante-dix ans, lumineuse et moderne, qui parle avec des anglicismes, souhaitant faire des vlogs afin de maintenir son image de grand-mère contemporaine, et prend soin des autres. Pour ce faire, elle réalise de délicieux déjeuners, "doshilak" en coréen, savoureux et abondants, afin de nourrir ses clients et qu'ils soient heureux. Une mission à laquelle elle s'adonne corps et âme, dans sa boutique du quartier de Hyewha, célèbre pour être un quartier regroupant les petits théâtres de music-halls, ne se laissant que peu de répit. Un roman beau, mais également émouvant, sur les difficultés de la vie rencontrées par chacun des personnages dans le roman, plus de quatre d'entre eux. 

Le premier chapitre nous fait découvrir Jeongi, une très jeune femme qui doit s'occuper de sa fille encore bébé. La jeune femme ayant été elle-même abandonnée, a quitté son ex compagnon, une personne instable et violente. Elle doit se débrouiller seule avec sa fille, étant dans le besoin financièrement. Elle va donc croiser la route de notre héroïne septuagénaire, qui va la prendre sous son aile ainsi que la petite Odeuli, pouvant être traduit par Audrey en français, notre grand-mère étant une fan inconditionnelle de Audrey Hepburn. Ensuite ce sera un jeune garçon qui porte le même patronyme que le fameux joueur de foot, Son Heugmin, une star adorée en Corée, véritable fierté nationale, le jeune garçon ne ressemblant en rien au célèbre homme. Vivant seul avec son cousin, dans le quartier Ihwa, il va devoir travailler afin de payer les soins du chat qu'il a recueilli.

Ce sera ensuite autour de "Mister Eggs" comme elle l'appelle affectivement, un jeune homme lui livrant chaque jour ses œufs, du nom d'Eunseok, qui vivra lui également un coup dur entre tragédie et amour. Et pour terminer ce sera la fille de la propriétaire Gumnam, étant une artiste accomplie à New York de laquelle on parlera, Munjeong. Chaque personnage a sa propre histoire, chacun doit survivre à sa façon et dépasser les obstacles. Chaque histoire est très émouvante, mélangée à la bonté, à la spontanéité et au caractère drôle et unique de la vieille femme, incorporant un savant mélange d'émotions et d'humour. Je trouve que Kim Jiyun, a vraiment trouvé le juste milieu dans ce roman que j'ai beaucoup aimé. De plus comme je connais très bien Séoul, je visualisais complètement le quartier de Hyewha, un des quartiers préférés d'une amie française retournant chaque année en Corée, ainsi que Ihwa, situé juste en dessus, célèbre pour ses peintures murales.

En conclusion, de par cette jolie histoire étant tout sauf un conte de fées, mais m'ayant permis de passer un très bon moment, et le fait que je visualisais les lieux, j'ai eu un affect particulier pour ce roman que je ne peux que vivement vous recommander.






"Les petits plats de notre grand-mère" de Kim Jiyun, 20.90€

 

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