Le tout dernier livre que j'ai acheté au Decitre de Lyon Bellecour le jour de sa fermeture le 25 juillet. J'ai profité d'être à Lyon à ce moment-là pour aller une dernière fois dans ce magasin emblématique, et j'avoue que j'avais le cœur noué en sortant. J'en ai donc profité pour acheter un tout petit livre, histoire de les soutenir symboliquement. De plus j'aime beaucoup la plume de l'autrice italienne Serena Giuliano, je suis donc ressortie du magasin avec "Luna". Il m'en reste encore quelques-uns que je n'ai pas lus de l'autrice, et j'ai hâte de continuer de les découvrir. Se plonger dans ses romans, surtout en plein été, c'était la meilleure décision, transportée directement en Italie et notamment à Naples, ville que j'avais visitée lorsque j'étais au collège.
On découvre donc Luna comme le titre du roman l'indique, une jeune femme originaire de Naples, la cité du Vésuve, qu'elle a quittée alors qu'elle était adolescente avec sa mère. Elle a vécu là-bas toute son enfance avec ses parents, jusqu'à ce que sa mère la prenne sous son bras pour aller emménager toutes les deux à Milan. Depuis elle est restée dans la capitale de la mode, et y a créé sa propre galerie d'art. Elle revient inopinément à Naples, suite à l'hospitalisation de son père. Et comme sa mère, divorcée ne va pas se rendre au chevet de son ex-mari c'est sa fille qui s'y colle contre son gré.
Elle part avec en tête un séjour de deux semaines ou moins, se retrouvant à habiter dans l'appartement de son père, y vivant toujours, appartement qu'elle a connu alors qu'elle était adolescente et y avait emménagé avec sa mère, dans le coin riche de Posillipo, situé sur une colline proche de la mer. Qui a quitté son quartier populaire où elle vivait avec sa cousine Gina, qu'elle considérait comme sa sœur. On apprend au fil du récit qu'elle n'aimait pas vivre dans ce grand appartement de ce quartier cossu, qu'elle était malheureuse. On en apprendra ensuite la raison...
Elle redécouvre donc Naples, cette ville qu'elle s'était persuadée de ne plus aimer, considérant les napolitains comme bruyants, alors qu'en fait la vie lui avait terriblement manqué. Un moyen de passer à autre chose après son emménagement à Milan. Elle retrouve donc ses repères, les endroits qu'elle aimait temps, la nourriture qui lui avait manqué bien moins chère et meilleure qu'à Milan, et puis évidemment son père hospitalisé. Elle va faire la connaissance de Filomena, une vieille voisine habitant au-dessus de chez son père, ainsi que de l'autre Filomena, le chat obèse qu'a adopté son père. Un chat qui la prend en grippe dès son arrivée. Heureusement que notre jeune femme a son groupe d'amis composé de Francesca, médecin, Fatima architecte, et Alessandra, ingénieure. Toutes continuent de beaucoup se parler et on découvre des femmes indépendantes mais qui ont chacune leurs problèmes. Le girl power est au rendez-vous et ça fait plaisir. Je pense que Serena s'est inspirée de ses propres conversations avec ses amies pour ces moments-là.
Luna alterne entre les visites à l'hôpital, où elle découvre son père considérablement diminué, devant porter des couches et étant incapable de sortir le moindre son, Naples qui lui avait manqué, et retrouve sa cousine, amie de toujours de laquelle elle s'était éloignée. Ce séjour sera salvateur pour elle, et lui fera prendre conscience de beaucoup de choses. Un livre un peu plus émouvant et triste que par exemple "Villa gloria" ou "Volare" titres plus récents qu'a publiés l'autrice, mais pour autant il y avait toujours une pointe d'humour, fidèle au caractère de Serena Giuliano. J'ai beaucoup aimé vous l'aurez compris.
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