Une énorme déception et je pèse mes mots, avec le troisième titre de la rentrée littéraire Calmann- Levy que je lis «Shanghai, cinq heures quarante" un titre court, de moins de deux-cent pages que j'ai lu d'une traite un soir, histoire d'en finir et de passer à autre chose. C'était clairement mon état d'esprit.
Je m'explique. Il s'agit de pensées, d'un monologue intérieur, de notre personnage masculin principal durant une escale à Shanghai. L'homme vit désormais à Singapour pour le travail, et il revient dans la ville dans laquelle il a vécue avec une ancienne compagne qui a beaucoup compté pour lui, seulement quelques heures, le temps de passer d'un aéroport à un autre. Le trajet en taxi avec un homme qui fume inlassablement, et regarde des vidéos sur son téléphone, histoire de s'occuper pendant les embouteillages interminables de la mégalopole. Notre homme qui fait un travail pas très très clair, qui va se rendre plus bas dans le pays. Il est persuadé qu'on le suit, et qu'il risque d'être arrêté.
Ce sont réellement ses pensées, plus que les actions qu'il vit, car le temps du récit est extrêmement restreint. Il partage une sorte d'expérience chamanique qu'il a vécue des années auparavant en Malaisie, les anecdotes des expats complètement loufoques, tout en pensant à celle qui les aimait 10 ans plus tôt et en espérant la croiser.
En soi ce n'est pas inintéressant, enfin si un peu soyons honnêtes. Les phrases sont extrêmement longues, j'avais clairement l'impression de lire du Marcel Proust. A un moment une phrase tenait sur quasiment deux pages. Je n'ai pas vraiment compris où l'autrice a voulu en venir dans ce roman, mais je me suis très clairement ennuyée... Je me suis forcé pour le terminer, afin de pouvoir en parler de façon objective, et car je déteste ne pas finir quelque chose, mais j'avoue que ça a été très compliqué. Je l'ai trouvé assez indigeste si j'ose dire.
" Shanghai, cinq heures quarante" de Ada Walter, 18.90€
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