Le tout dernier livre de Amélie Naughton, que j'avais, comme chaque année depuis trois ans, hâte de découvrir. Un des premiers sur lequel je me suis ruée en librairie le week-end de sa sortie. C'était celui que je souhaitais lire en tout premier, les romans de l'écrivaine française étant assez courts. De cette façon au moment où j'écris, je pourrais filmer ma seconde vidéo rentrée littéraire Albin Michel, avec le roman de Serge Joncour, demain.
Je pensais que je l'aurais lu plus rapidement, et puis en fait j'ai pris mon temps. Je précise que celui-ci contrairement à beaucoup d'autres de l'écrivaine, n'est pas autobiographique. J'ai beaucoup beaucoup aimé le tout début du roman qui m'a replongée dans l'univers si particulier de Amélie Nothomb. Je ne sais pas, c'est la façon d'écrire, le quelque chose qu'elle a. On va donc suivre un homme qui fait au tout début du récit, une réflexion sur le Louvre. Et à quel point il aime s'y rendre. À quel point il considère cet endroit comme chez lui. On assiste à une sorte de déambulation dans le Louvre, avant de quitter le musée et de quasiment uniquement se concentrer sur son appartement.
Le récit débute avant le confinement dû au COVID, quelques mois après, avant de se terminer cinq ans après. Cet homme est chroniqueur à la radio, un travail assez tranquille et qui lui va très bien. Un homme très isolé, mais qui le vit très bien. Qui ne donne pas de nouvelles aux autres et qui n'en prend pas non plus. Une solitude volontaire qu'il apprécie. Jusqu'au jour où il récupère le perroquet de son voisin qu'il prénomme Jo. Au début tout bébé, il le laisse dans l'évier où le volatile vit une parfaite liberté qu'il apprécie peut-être un peu trop. Jusqu'à ce que son maître se résigne à le mettre en cage. C'est littéralement la relation de cet homme avec ce perroquet qui n'en fait qu'à sa tête, qui hurle sans arrêt et qui ne laisse jamais tranquille son propriétaire. Qui mange du croissant, qui insulte les humains qu'il n'apprécie pas, et qui mord. Notre homme perd alors toute notion de liberté et de tranquillité. Comme si son ado était en pleine crise et qu'il était en plein désamour de son parent, qui pourtant se donne corps et âme à lui
J'avoue que l'évolution de la relation entre l'oiseau et son propriétaire a duré longtemps dans le récit, même si celui-ci est court, moins de 160 pages. J'ai cependant trouvé ces scènes-là un peu trop longues, après évidemment le livre est organisé autour du perroquet... Bref une lecture sympathique, originale comme toujours avec Amélie Nothomb, mais pas mon préféré.
"L'adolescence du perroquet" de Amélie Nothomb, 18.90€
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