Une toute petite lecture que j'ai glissée entre deux de la rentrée littéraire, la toute dernière traduction en français d'un ouvrage de Han Kang, autrice coréenne qui a remporté le prix Nobel de littérature en 2024. Il y a actuellement seulement six de ses ouvrages traduits en français, et j'avais vu celui-ci dans plusieurs librairies coréennes évidemment en coréen. J'ai donc été ravie il y a quelques mois de voir qu'il était sorti en français et que je pouvais me replonger dans sa plume. Celui-ci n'est pas un roman, je dirais qu'il s'agit plus d'un petit recueil de poésie en prose, cibler sur la couleur blanche. Comme son titre l'indique.
L'écrivaine coréenne, a l'air d'être une femme très simple, qui contemple beaucoup la nature et ce qui l'entoure. Ce qui l'amène à écrire ce genre de petit recueil, "Blanc", centré autour d'une couleur. La réflexion d'objets blancs qu'elle observe, dont elle invente une histoire. La lune, le riz, les vagues, les flocons de neige. Je pense qu'il y a pas mal de choses inventées, mais certaines sont tirées de sa propre vie.
Bref, une toute petite lecture que j'ai pris le temps de déguster entre un vendredi matin et un dimanche matin. Typiquement le genre de livres qu'on ouvre, dont on lit trois, quatre pages et qu'on referme avant de le poursuivre plus tard. Juste pour la beauté des mots, et pour imaginer un peu plus loin que les objets du quotidien qu'on observe sans même y prêter plus attention. Je ne lis pas beaucoup de poésie de façon générale, d'ailleurs celui-ci n'en est pas vraiment un, car rangé en littérature étrangère, mais pour autant, j'ai passé un très bon moment de lecture avec "Blanc". Il faut que je prenne plus le temps de lire autre chose que des romans, mon esprit est moins sollicité, plus apaisé et ça fait du bien.
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