Un tout petit bouquin que j'ai trouvé chez le bouquiniste Diogène situé dans le Vieux-Lion, quartier et boutique que j'aime beaucoup. Un titre que j'avais déjà repéré sur le site de Picquier, mais que je n'avais jamais eu l'occasion de voir en vrai ni même d'acheter. J'ai donc profité de le trouver à seulement 3€ pour l'acheter. Le roman a reçu le fameux prix Akutagawa, l'équivalent du Goncourt japonais en 2015. Une courte lecture que j'ai faite sur deux jours en prenant mon temps.
On suit Kento 28 ans, vivant avec sa mère comme c'est très communément le cas au Japon et en Corée de rester chez ses parents jusqu'au mariage généralement. Il n'a plus de travail, et son grand-père de 87 ans vit avec eux depuis quelques temps. Ancien agriculteur, mal en point de par son métier très physique exercé toute sa vie, le vieil homme passe son temps à déambuler dans l'appartement aidé de sa canne qui tape le sol à chacun de ses pas. Il ne veut pas descendre dehors, comme l'immeuble n'a pas d'ascenseur et que ce serait difficile pour lui. Il ne cesse de répéter que ce serait mieux pour tout le monde s'il mourrait maintenant, qu'il en a marre et qu'il est un poids pour sa famille. Son petit-fils essaye de le raisonner et de lui remonter le moral mais ça fonctionne guère.
Les deux hommes évoluent l'un à côté de l'autre, Kento vivant sa vie sans contraintes, se levant tard, allant rejoindre sa petite amie dans un love hôtel avec laquelle il s'adonne à des ébats courts et efficaces. Lorsqu'il rentre chez lui il étudie en vue d'un concours dans le notariat, fait du sport, et s'occupe un peu de son grand-père comme lui fait prendre son bain ou lui prépare ses médicaments. Le vieil homme continue inlassablement de se plaindre ce qui exaspère Kento car les encouragements ne semblent pas fonctionner il opte donc pour l'ignorance et le je m'en foutisme.
Finalement le grand-père et le petit-fils tandis que l'un sombre, l'autre émerge, comme si le manque d'énergie de l'un en donnait à l'autre. Une histoire assez sympa mais pas folle clairement, mais j'ai aimé avoir une histoire qui parle de la place des personnes âgées dans la société japonaise ce qui est assez rare dans les livres que j'ai déjà lus. J'ai donc trouvé la lecture assez rafraîchissante, d'autant que les personnages sont assez marqués, surtout le grand-père. Kento quant à lui est un peu plus effacé, il n'a pas le caractère le plus trempé ou le personnage le plus intéressant, mais s'il n'était pas là, l'histoire n'aurait pas du tout le même message.
"La vie du bon côté" de Hada Keisuke, 6.50€
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