Clairement une lecture qui ne m'a pas emballée ça faisait quelques temps... Lorsqu'il est sorti en poche, j'ai décidé d'acheter "Madelaine avant l'aube" ayant reçu plusieurs prix et que mon ancienne collègue avait adoré. Argument de poids donc, je me le suis donc pris mais je ne l'ai franchement pas beaucoup apprécié... Lu en quand même quelques jours malgré la toute petite taille, je me suis clairement forcée à continuer, chose que je n'aime pas faire, mais aimant encore moins ne pas terminer un livre...
Déjà on n'a aucune indication de temporalité et de lieu, ce qui n'est pas forcément ultra dérangeant mais cela m'a empêchée de me plonger clairement dans le récit. Les habitants vivent dans un hameau du nom des "Montées", où seuls quelques habitants vivent. La terre est aride, la vie difficile, les perspectives de vie peu engageantes. On suit des jumelles: Ambre et Aelis, deux jolies femmes dont les parents ont eu peur à la naissance, étant deux filles donc moins fortes que les hommes, et deux bouches à nourrir... Celles-ci sont mariées respectivement à Léon et Eugène. Les deux couples se sont mal trouvés, Léon étant un homme violent envers sa femme tandis que Aelis est une femme difficile avec le doux Eugène. Ces deux derniers ont plusieurs fils, dont certains sont morts à cause des conditions de vie difficiles. Tous les fils travaillent dur dans les champs pour tenter de vivre de leurs récoltes, travaillant sur les terres d'un certain Ambroisie-le-père un vieil homme dur mais juste, tandis que son fils Ambroisie-le-fils agit tel un tyran envers les paysans, terrorisant les femmes et les hommes.
Notre personnage principal, si j'ai bien compris, est un outsider qui traîne avec les fils de Aelis. Il nous raconte la vie difficile aux champs tandis que tous tentent de survivre. Un jour, une petite fille apparaît sous ses yeux, Madelaine elle sera appelée, et habitera avec Ambre et Léon qui n'ont pas d'enfant. Léon un homme devenu alcoolique violent incapable terrorisera l'enfant, mais elle ne se laissera pas faire. Ambre trouvera en elle la fille qu'elle n'a jamais eue et elle la considérera comme son propre sang. La petite fille est sauvage, passe son temps avec ses cousins, dehors, à s'occuper des travaux des champs et à chasser tandis que sa mère et sa tante passent leurs journées à faire je ne sais quoi. Le roman parle de toutes ces années de misère, où le sol ne donne rien, la faim tenaille les habitants.
Ce que je n'ai pas compris en revanche c'est cette espèce de fatalité avec laquelle vivent les habitants qui ne font rien pour que leurs vies s'améliorent, comme changer de village, tenter de trouver un travail en dehors, et se contentent d'imaginer quelques trucs pour survivre un peu mieux. J'avoue avoir eu beaucoup de mal à compatir pour ces personnes dont la moitié d'entre elles participe à l'effort, et où personne n'essaye rien de nouveau. On assiste à la dégradation de leurs conditions de vie, mais sans que personne ne prenne le "lead" véritablement...
En plus de cela, je ne lis quasiment jamais des histoires se déroulant en campagne dans un milieu très paysan qui n'est pas forcément ce que j'apprécie le plus, le récit étant très routinier et monotone à mon sens, ce qui m'ennuie rapidement. Bref, j'ai bien aimé le début, une véritable plongée dans le monde paysan, mais qui a continué d'une drôle de façon qui m'a empêchée d'accrocher au récit. 6/10 maximum.
" Madelaine avant l'aube" de Sandrine Collette, 8.40€

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