Un titre issu de la rentrée littéraire hivernale Calmann-Levy que j'avais vu passer sur les réseaux et qui me faisait envie. Assez court, pas très épais, le sujet m'a rappelé "L'éclipse" de Sarah Bussy, du fait que le personnage féminin disparaît. Sauf que contrairement au personnage de "L'éclipse", Marie dans "Sept jours" ne choisit pas de ne pas revenir. Elle choisit de partir mais n'est pas libre ( selon les infos qu'on a), de revenir. Je m'explique.
Julien et Marie ont la trentaine, sont en couple depuis plus de quinze ans et ont deux enfants: Ninon et Edgar, 11 et 5 ans. Ils sont tous en voiture, un soir d'hiver lorsque Marie annonce à son mari qu'elle le trompe, Julien ayant découvert des messages explicites de l'amant. Tous deux en parlent, le ton monte et Marie descend de voiture, part dans la neige et le froid. Au début Julie énervé fait mine de partir avec les enfants avant de faire demi-tour, mais impossible de retrouver la trace de Marie qui semble s'être évaporée. Le froid est mordant, on n'y voit rien, Julien commence à avoir peur tandis que les enfants pleurent. Il va bien falloir à se résoudre à la conclusion que Marie a disparu. Les gendarmes sont donc appelés, une enquête est ouverte. Les jours passent, Julien apprend à accepter la disparition de sa femme tout en espérant son retour, tandis que les enfants sont dévastés et demandent inlassablement quand leur mère reviendra.
Le temps passe, le père de famille doit gérer seul ce qui se passe. Sept ans plus tard un beau jour, Marie apparaît sur le pas de leur maison. Julien a refait sa vie, est en couple avec Anaïs depuis quelques années, les enfants ont grandi, et pour la maisonnée, Marie est morte. Tous se sont habitués à son absence. Ninon est en pleine adolescence, se scarifiant, et ayant des pensées assez sombres tandis qu'Edgar est un petit garçon triste qui a grandi trop vite. Ce retour soudain inespéré ébranle Julien et ses enfants ainsi que Guillaume ami de longue date de la famille et psy à l'hôpital. Il sera chargé de suivre les rendez-vous médicaux de Marie, nombreux pour tenter de comprendre ce qui lui est arrivé. D'autant que la disparue jure avoir été enfermée contre son gré par un homme durant sept jours seulement. Elle a même fait des encoches sur le mur afin de calculer le temps de sa détention. Sept jours seulement et pas sept ans...
Que s'est-il passé ce soir-là? Marie affabule t-elle quand elle pense qu'elle a disparu depuis sept jours et pas sept ans? Une histoire qui m'a vraiment transportée, quasiment lue d'une traite que j'ai beaucoup aimée. L'esprit humain, le couple, la famille, mais aussi avec des touches métaphysiques qui donnent au roman un aspect unique prenant, du moins à mon sens.
" Sept jours" de Fabrice Colin, 18.50€
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