Accéder au contenu principal

La boulangerie de minuit

 Le troisième titre dans la collection Kibun de Hauteville dont je vous parle aujourd'hui sorti il y a quelques jours au moment où j'écris. Je me souviens du bon de commande sur lequel j'avais vu cette nouveauté à paraître que j'avais hâte de découvrir. Commencé en pause déj, je l'ai ramené chez moi pour le terminer au calme. Il sera complètement dans la veine de "Le merveilleux restaurant des souvenirs" et "La petite confiserie de l'allée nocturne" que je vous présentais dans cette vidéo de "3 titres japonais feel-good".

Cette fois-ci, on suit une petite boulangerie de Tokyo probablement, ouvrant ses portes dans la nuit, de 23h à 9 heures du matin. Tenue par Hiroki et Kurebayashi deux hommes s'étant rencontrés par l'intermédiaire d'une femme qu'ils aimaient toutes les deux, compagne du second homme, la petite boulangerie attire en premier Nozomi. Jeune fille encore lycéenne celle-ci est en fait la petite sœur de Miwako la compagne décédée de Kurebayashi. Suite à une lettre reçue par sa grande sœur qu'elle n'a jamais connue, elle apprend l'existence d'une demi-sœur dont elle n'avait jamais entendu parler. Comme sa mère est partie d'un coup laissant sa fille encore écolière sans logement, Nozomi en profite pour se rendre dans la fameuse boulangerie. Elle fait la connaissance des deux hommes ayant de forts préjugés sur eux, les jugeant à leurs physiques entre le bel homme qu'est Hiroki, et "Binoclard barbu" aka Kurebayashi toujours doté d'un large sourire.

Ce dernier est le propriétaire de la boulangerie portant son nom mais son collègue Hiroki se débrouille bien mieux que lui pour la confection du pain, il n'hésite donc pas à lui prodiguer conseils plutôt virulents pour qu'ils s'améliore rapidement. Nozomi découvre donc ce drôle de lieu et va habiter au dessus du commerce. Petit à petit elle s'habitue à son nouvel environnement, Kurebayashi et Hiroki se donnant comme devoir de protéger la jeune fille et de la garder près d'eux, n'ayant plus de famille proche. Nozomi observe les deux hommes proposant une large variété de pains, la confection étant très précise et capricieuse, comme le fait que la température de le pièce peut fortement influer sur le résultat de l'état d'une baguette. 

Les deux hommes offrent du pain à leur protégée pour qu'elle mange bien le midi répétant inlassablement que du pain peut être mangé même debout, n'importe où, et qu'un bon pain remplit l'estomac. Melon pan, baguettes et autres sortes sont vendues et appréciées des clients tandis que la jeune fille est dubitative, étant quelqu'un rempli de colère envers tout le monde. En plus de cela, elle se fait harceler à l'école et dérober son repas du midi... 

Nozomi va faire la rencontre d'un petit garçon, Kodama piquant un jour du pain dans la boulangerie, poursuivie par la lycéenne. Elle en informe la mère de l'enfant qui n'est pas du tout présente dans sa vie. Le petit garçon vit la plupart du temps seul, les deux boulangers et Nozomi s'occupant de l'enfant tout comme Sophia, une drôle de dame cassant les codes de la société japonaise. Tout un petit monde se forme autour de l'enfant pour palier l'absence de sa mère Orie, apparemment incapable de s'occuper correctement de son fils. Nozomi tout en se soignant elle-même, soigne le petit garçon tous les deux en mal d'amour, ce qui est aussi le cas de Sophia. 

On en apprend plus sur le passé de Hiroki et de Kurabayashi, le premier ayant voulu faire du pain comme celle qu'il aimait, Miwako. Ayant appris la fabrication du pain à Paris avec la jeune femme, celle-ci a continué d'entretenir une relation amoureuse avec Kurebayashi, ce dernier engagé dans des actions humanitaires et souhaitant aider les gens. Il aura finalement dû rentrer au Japon. On découvre également un client se faisant livrer du pain, un certain Madarame, étant très amoureux d'une femme qu'il surveille depuis chez lui...

Une histoire jolie, avec tout de même un vrai fond et des vrais éléments de vie tristes comme plus joyeux, des personnages atypiques et sortant des stéréotypes japonais, faisant plaisir à voir. Un roman que j'ai pris du plaisir à découvrir.



"La boulangerie de minuit" de Noriko Onuma, 16.95€

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

La soeur disparue

 Quel plaisir de partager avec vous l'avant dernier tome de la saga des "Sept soeurs" de Lucinda Riley! Je dis l'avant dernier car normalement un huitième est prévu concernant l'histoire de Pa Salt, aka Atlas, le père des sœurs. J'espère juste que l'auteur a eu le temps de l'écrire avant de s'éteindre l'année dernière... Chose que j'ai d'ailleurs apprise en commençant le roman, ça m'a vraiment rendue triste.  Si vous n'avez jamais entendu parler de la saga des Sept soeurs de l'auteur irlandaise Lucinda Riley, je vous invite à lire mes articles précédents sur les six précédents romans, car il s'agit d'une saga, ils se suivent donc. Le pitch rapidement, un vieil homme de plus de quatre-vingts-ans a adopté six filles, issues de ses voyages qu'il élève à Genève en Suisse dans une magnifique maison. Les six sœurs sont élevées également par Marina, appelée Ma, leur gouvernante/nounou française qui les considère comme ...

La soeur à la perle

 On continue le récapitulatif de mes lectures de février avec "La soeur à la perle", quatrième tome de la saga des Sept soeurs de Lucinda Riley. Découverte l'année dernière, il me reste désormais deux tomes      ( dont un pas encore sorti) et j'ai vraiment hâte. J'ai lu le troisième également ce mois-ci, vous avez pu le voir précédemment sur le blog. Cette fois-ci on suit la "jumelle" de Star, CeCe. Habitant Londres avec sa soeur dont elle est la plus proche, CeCe va partir jusqu'en Australie pour retrouver ses origines. Tandis que sa soeur s'est trouvée dans la campagne anglaise, elle va quant à elle partir à l'autre bout du globe.  Habituée à voyager, mais jamais seule, ce long courrier lui faire peur, mais pour autant elle va aller jusqu'au bout. Avant d'arriver en Australie, elle fait escale plusieurs semaines en Thaïlande, sur l'île de Krabi, où elle était déjà allée avec sa soeur. Elle retrouve des personnes qu'elle conn...

Nymphéas noirs

Je vais vous reparler d'un livre de Michel Bussi, auteur français dont j'ai trois de ses livres dont un autre où je vous avais fait un article . J'ai laissé passer plusieurs mois entre " Un avion sans elle" et "Nymphéas noirs", dont je vais vous parler aujourd'hui. Pour être honnête, je n'ai pas trop accroché au début du roman. L'histoire se déroule à Giverny en Normandie, petit village où a vécu Claude Monet, lieu de pèlerinage pour les touristes curieux et amateurs de peinture. Un jour, Jérome Morval, un ophtalmologiste d'une quarantaine d'années est retrouvé mort dans la rivière. La plupart des villageois pensent à un accident. Pourtant, deux policiers se rendent sur les lieux afin de vérifier la thèse de l'accident, qui va bientôt se retrouver écartée pour conclure à un meurtre. Sylvio Bénavides et Laurenç Sérénac sont sur le coup. Ils interrogent les habitants pour tenter de trouver le moindre indice qui viendrait confirmer ...