Un titre de la rentrée littéraire dont j'entendais également pas mal parler sur les réseaux avant sa sortie avec « Un marché noir » de Bérénice Pichat. Connue pour « La petite bonne" sorti il y a deux ans que j'ai toujours dans ma bibliothèque sans l'avoir encore lu, je pense qu'il y avait pas mal d'attente sur ce nouveau titre. Quand bien même je n'ai pas lu son précédent que je lirai un de ces jours évidemment, j'avais hâte moi aussi de découvrir celui-ci. Je me suis à peine renseigné sur le sujet avant de l'acheter, mais j'ai adoré.
Comme son titre indique, l'autrice va nous parler du marché noir durant la guerre. À l'aide de deux points de vue, celui de Servane, une jeune adolescente et celui de Paul/Grégoire, on va en apprendre plus sur ces petits trafics qui étaient légion durant la guerre, afin de survivre. Malgré les restrictions, malgré les règles imposées par les nazis, tout s'achetait. Et évidemment à prix d'or. Et ça, Paul l'a bien compris. On aura accès à son point de vue durant la seconde moitié du récit, et durant la première, on va faire la connaissance de Servane.
Élevée par son beau-père, un homme qui l'a élevée seule suite à l'absence de la mère, la jeune fille travaille à mi-temps dans une boulangerie. Elle a vite arrêté l'école au début de la guerre pour aider financièrement le ménage. Un jour, elle revoit une ancienne amie d'école, très propre sur elle, bien habillée, jolie, ce qui est plutôt rare durant cette période difficile. Rosa, c'est son nom, va l'impliquer dans une de ses combines, celle de récupérer des colis à la gare ou ailleurs, et de les acheminer dans un lieu précis. Évidemment en retour de ce service, elle aura droit à une compensation financière. Alors que la jeune fille ne mange pas à sa faim, qu'elle est très maigre et dépenaillée, elle accepte.
C'est alors le début d'une aventure pour la Servane, qui n'a jamais enfreint la moindre règle. Au début évidemment c'est le stress, mais aidée de Rosa et puis du fameux Grégoire qu'elle rencontrera plus tard, elle prend de plus en plus confiance en elle. C'est un peu la fierté de faire un pied de nez aux nazis qui mènent la vie si dure au français, et l'occasion de se faire un peu plus d'argent et de manger autre chose que des rutabagas et des navets. Aidée de ces deux compares, ils doivent faire au maximum attention pour ne pas se faire prendre. Ils savent très bien ce qu'ils risquent s'il y a le moindre problème.
Parallèlement au récit, on a comme une sorte d'interrogatoire subi par Émilie, la concierge de l'immeuble dans lequel vit notre jeune héroïne. On comprendra peu à peu ou cet interrogatoire veut en venir...
Je n'ai pas envie de vous en dire plus sur ce roman, mais j'ai beaucoup aimé que Bérénice Pichat parle du marché noir, le fameux qui a toujours existé dans n'importe quel pays, peu importe la situation. Elle a mené des recherches sur ce sujet afin d' être plus proche de la vérité, et j'ai beaucoup aimé ce roman, que j'ai lu en un peu moins de deux jours.
Il y a évidemment l'ambiance de la guerre qui est dépeinte, le couvre-feu, la disette, les restrictions, les Allemands qui prennent tout aux français pour eux, et évidemment la traque des juifs, mais le sujet du marché noir apporte quelque chose en plus, un aspect différent de la guerre dont on parle moins. Je vous invite vivement à découvrir ce roman.
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